L'oeuf ou la poule

Publié le par Alexis BARECQ

Encore une niaiserie pseudo-scientifique sur fond de crypto-darwinisme, l’œuf aurait précédé la poule et l’énigme serait résolue. Décryptage.

Citant une dépêche de l’AFP, le journal
Le Figaro affirme que l’énigme serait résolue, d’autres médias exploitent la même veine, certains sans s’embarrasser du conditionnel. L’idée générale est tout simplement que, ça y est, nous avons la clé de l’énigme millénaire…
Le raisonnement de John Brookfield, présenté comme un spécialiste de la génétique évolutive, scientifique s’essayant à la philosophie, est tout simplement que le matériau génétique n'évolue pas durant la vie d'un organisme vivant. Merci, ça on le savait, c’est justement ce qui fait la stabilité des espèces, et du même coup contredit franchement les thèses des religions naturalistes évolutionnistes de toutes obédiences.
Ensuite, il continue en affirmant que par conséquent, le premier oiseau à devenir une poule a du d'abord exister en tant qu'embryon à l'intérieur d'un œuf.
Une sortie de preuve par l’absurde. Le hic, c’est que, justement, absurdité il y a.
Reprenons : si la poule vient de l’œuf, et qu’un œuf de poule donne toujours une poule (le matériel génétique n’évolue pas), alors notre brave John en conclu (sans aucun doute, précise-t-il), qu’un oiseau qui n’était pas une poule a pondu le premier œuf de poule.

John Brookfield est sincèrement convaincu de ce qu’il avance, il ne serait guère charitable de remettre en question sa sincérité, tout simplement parce qu’il adhère aux croyances pseudo-scientifiques du crypto-darwinnisme. Chacun a le droit de croire ce qu’il veut.
Le sous-entendu, gros comme une maison, ou pour le dire autrement le préjugé philosophique, est que l’évolution, la génération spontanée de nouvelles espèces vivantes à partir d’espèces vivantes préexistantes, serait un fait scientifique.
Il faut reprendre le raisonnement en y incluant l’énoncé du préjugé philosophique pour se rendre compte à quel point il est biaisé : puisque qu’il y a eu une première poule, puisque cette première poule est nécessairement sortie d’un œuf de poule, puisqu’il est par conséquent inconcevable que la première poule soit sortie d’un œuf qui n’aurait pas contenu le matériel génétique d’une poule, alors un œuf de poule a été pondu par un oiseau qui n’était pas une poule. Sidérant !
Et alors, John, sa maman à la première poule, c’était une autruche ? Un canari ?
Petit cours de rattrapage en biologie pour les spécialistes de génétique évolutive : le matériau génétique n'évolue pas durant la vie d'un organisme vivant. C’est aussi valable pour les autruches et les canaris, qui pour cette raison très précisément ne pondent jamais d’œuf de poule. Même si ça contredit la Vulgate de l’Evolution selon Saint John.
La réalité historique est bien entendu très différente, toutes les espèces vivantes étant le résultat d’une conception intelligente et d’une réalisation par ingénierie biomoléculaire, les premiers poulets, mâle et femelles, on été créés en laboratoire et on grandi dans des incubateurs artificiels, pas dans des œufs. Puis il se sont reproduits en pondant des œufs conformément au plan de reproduction contenu dans leur patrimoine génétique.
D’abord la poule, ensuite l’œuf.

Il est amusant de constater comment les pires âneries sont dans un premier temps proférées par nos scientifiques terriens, les plus primitifs dans ce secteur de notre galaxie, puis dans un deuxième temps repris et amplifiés par nos amis les médias.
Et nos amis journalistes, sans rire, de se prévaloir du soutien du professeur David Papineau du King's College de Londres, ainsi que du président de la Fédération britannique des éleveurs de poulets (Great British Chicken), Charles Bourns. Une sorte de paysan en quelque sorte. Quand on vous dit que la science… c’est très terre à terre.

Retour au Menu Principal Rael Expression

Publié dans Origine de la vie

Commenter cet article