Le devoir de compréhention

Publié le par Oryxa DORFEST

Rael Expression: Simone Veil juge durement la proposition de Nicolas SarkosyLe chef de l'Etat français propose d'associer chaque élève de 10 ans à un enfant juif assassiné par les nazis, dans une sorte de parainage morbide. Berk. Grosse émotion tellement ça sent mauvais.

Simone Veil, ancienne déportée et présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah juge très durement cette proposition

Le MRAP exprime également son profond malaise 

Des historiens interpellent, dénoncent, mettent en perspective

Bref, ce sont là parmis tant d'autres quelques-unes des réactions sucitées. Ce qui est effectivement très choquant dans cette dérive des mémoires victimaires, dans cette exploitation éhontée de l'Histoire, relevant bel et bien de la pornographie mémorielle, c'est, entre autre:
°     L'incroyable lourdeur du fardeau déposé sur les épaules d'enfants de 10 ans
°     L'exacerbation des tentations communautaristes en confondant le cas particulier et le cas général
°     La grande stupidité d'une lecture erronée du devoir de mémoire
°     L'exploitation politicienne de thématiques qui, pour le dire simplement, méritent mieux

Qu'est-ce que le devoir de mémoire ?

Non, il ne s'agit pas du devoir qu'aurait tout un chacun de commémorer, chaque année et à perpétuité, les drames du passé.

Beaucoup plus sérieusement, il s'agit du devoir des survivants de témoigner. Une fois. Et donc fatalement et malheureusement de se remémorer une dernière fois, de se confronter à l'indicible, même si c'est excessivement pénible, avant de s'autoriser à oublier et à tourner la page pour mieux se reconstruire, car la vie est plus importante que la mémoire. C'est ça, le devoir de mémoire, et rien d'autre.

Après un drame humain, ayant une dimention politique (ou sociétale, philosophique, historique...) la question qui importe le plus, c'est comment faire pour que ça ne se reprosuise plus. Pour ça il faut comprendre, il faut donc qu'il y ait témoignage. Le devoir de mémoire concerne quelques-uns. Ce qui concerne tout un chacun, ça n'est pas le devoir de mémoire, c'est le devoir de compréhention.

Comment a-t-on pu en arriver là ?
Comment des gens normaux, de bons citoyens allemands biens sous tous rapports, en sont-ils arrivé à enfermer des juifs, des témoins de jéhova, des tsiganes, des homosexuels, des communistes, des contradicteurs politiques... dans des camps soit disant de travail, avant de les exterminer...
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Comprendre, ou au mois essayer de comprendre, s'interroger, interroger l'Histoire, chercher dans les erreurs du passé la force et la sagesse de rendre impossible les mêmes erreurs à l'avenir... Ca n'a rien, mais alors vraiment rien à voir avec la commémoration, parfaitement stupides et insignifiante, de certaines des tragédies passées au détriment d'autres tragédies passées oubliées.

D'ailleurs... rendre impossible à l'avenir ? Voir ! Rendre impossible... au présent aussi !
Un Etat Voyou, les Etats-Unis d'Amérique, mènent sous de falacieux prétextes et sous couvert de mensonges délibérés, une guerre d'agression sur un Etat souverain et pétrolier, causant des dixaines de millier de victimes civiles innocentes depuis le début du conflit, des dixaines de victimes civiles innoncentes en plus chaque jour... et on nous parle à tord et à travers d'un soit-disant devoir de mémoire ? Mais de qui se moque-t-on. Devoir de mémoire ? Ainsi parlent des imbéciles, qui n'on ni compris ni retenu leurs leçons.

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Et pour revenir à la source de l'expression Devoir de mémoire, voici un article de l'ESRA, Du devoir de mémoire au travail de mémoire 

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Publié dans Société

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